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vendredi 11 novembre 2011

Clips...

Après les Scopitones, voici les clips !


HISTORIQUE

Le premier vidéoclip (considéré comme tel grâce à son succès) fut "Bohemian Rhapsody" de Queen, sorti en  1975.
Dès sa sortie, le morceau est un véritable tube. Toutes les émissions TV s'arrachent le groupe, mais Queen manque de temps pour satisfaire toutes les demandes (en particulier pour l'émission "Top of The Pops" en Grande-Bretagne). La solution qui doit donner envie au public de venir les voir en concert, qui emporte les téléspectateurs dans un univers visuel autant que musical, tout en évitant à la bande de Freddie Mercury de se déplacer sur tous les plateaux, c'est le clip !
Tourné en 4h avec un budget de 4500£, sous la direction de Bruce Gowers, cette vidéo révolutionne le monde de la musique et démultiplie les efforts à faire pour vendre un album ou un concert.

On saute quelques années pour arriver directement en 1981 : c'est la naissance aux USA de MTV.
La chaîne musicale dispose de larges plages horaires pour les clips, ce qui permettra leur développement. Celui qui ouvre l'antenne est "Video Killed the Radio Star" des Buggles. OK pour le clin d'oeil, mais la qualité "cinématographique" n'est franchement pas au rendez-vous pour une première...

En France, les vidéos sont diffusées d'abord sur TV6 (chaîne qui n'aura vécu qu'un an, entre 1986 et 1987). Lorque M6 prend le relais en 1987, la chaîne perpétue l'héritage musical, et comment ne pas évoquer Charly et Lulu, animateurs de la grande période du Hit Machine sur la chaîne dans les années 1990...
"Je m’appelle Charly. Et je m'appelle Lulu. On est sur M6, pour le Hit Machine ! Le samedi, en compagnie d'un public en folie ! Ouais !".





LA SELECTION

Les vidéos dont je vais vous parler sont, à mon avis, parmi les plus réussies. Les images et/ou le scénario sont travaillés et la musique est enrichie visuellement. Des clips dont on retient une image, une scène, une qualité exceptionnelle de photographie ou une manière de filmer hors norme.
Bref.
Voici une liste non exhaustive des clips qui méritent d'être vus ou revus, et qui ont participés à l'Histoire de la musique (par ordre chronologique).


Thriller - Michael Jackson
réalisé par John Landis (1983)


On commence par du très lourd ! Mais avant "Thriller", les scénarios des clips n'étaient pas vraiment recherchés, ceci expliquant que l'on attaque directement par le roi des clips.
La vidéo de "Thriller", c'est plus de 500 000$ pour un véritable court métrage de 14 minutes tourné sur pellicule 35mm (comme au cinéma).
 Outre "Thriller" toujours considéré comme le meilleur clip de tous les temps, Jackson a toujours innové pour promouvoir ses chansons : "Scream" (en duo avec sa soeur Janet Jackson) est le plus cher avec 7 millions de dollars, "Black or White" est le premier à être diffusé simultanément tout autour du globe (voir ce post-it). On n'oublie pas les autres clips mythiques que sont "Bad" (réalisé par Martin Scorcese), Beat it, ou Billie Jean.



Cargo de Nuit - Axel Bauer
réalisé par Jean-Baptiste Mondino (1983)


"Cargo de Nuit" est le premier clip français diffusé par MTV USA en 1984.
Le scénario et la photographie s'inspire de l'univers du film "Querelle" de  Rainer Werner Fassbinder.



Marcia Baila - Rita Mitsouko
réalisé par Philippe Gautier (1984)




I Want to Break Free - Queen
réalisé par David Mallet (1984)


Ce clip est articulé autour de plusieurs scènes. La plus marquante dans le clip à mon avis, est la parodie d'un soap anglais : Coronation Street. Tous les membres du groupe sont travestis et Freddie Mercury (qui a quand même gardé sa moustache) passe l'aspirateur au "second degré" !
Malheureusement, la presse britannique n'a pas compris cet humour et a accusé le groupe de corrompre la jeunesse.
La vidéo fut interdite d'antenne aux USA par MTV.



Libertine - Mylène Farmer
réalisé par Laurent Boutonnat (1986)


On sort d'une ambiance un peu kitsch pour aller dans du baroque. Cet univers a été inspiré encore une fois d'un film : il s'agit cette fois de "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick, sorti en 1975.
Le clip de "Libertine" fit scandale à sa sortie car il contient des scènes pouvant choquer (nudité, sexualité, violence) mais apporta une grande popularité à la chanteuse.



Je Danse le Mia - IAM
réalisé par Michel Gondry (1993)


La chanson est dansante, populaire, les paroles pleines d'humour et très référencées. C'est un énorme tube du rap français.
Le clip du "Mia" m'a marqué par ses effets de caméra qui avance, stoppe, avance, stoppe, etc... (si quelqu'un connait un terme technique pour ça, faites moi signe).



Around the World - Daft Punk
réalisé, de nouveau, par Michel Gondry (1997)


Une transposition directe de la musique en chorégraphie et en images, à travers le regard de Gondry.
La piste de danse représente le disque et chaque groupe de personnages un ensemble d'instruments ou de notes.
La chanson de Daft Punk est décortiquée ainsi : les personnages casqués sont la partie vocale, les géants sont la basse montante ou descendante, le groupe de natation synchronisé correspond au clavier, les squelettes sont les guitares, et les momies sont le rythme.
Le résultat visuel, comme musical, s'emboite impeccablement bien.



I Just Don't Know What to Do with Myself - The White Stripes
réalisé par Sofia Coppola (2003)


Attention, clip très sexy !
Non, ce ne sont ni Meg, ni Jack White que vous verrez dans la vidéo. C'est une Kate Moss très déshabillée qui nous fait un numéro de pole-dance qui (si ce n'est déjà fait) devrait rester dans les mémoires.
Bien plus sexy que Shakira dans son dernier clip "Rabiosa", non ?



Telephone - Lady Gaga feat. Beyonce
réalisé par Jonas Akerlund (2010)


Un clip de la Gaga devait forcément figurer dans cette liste !
Une fois encore, c'est un clip qui s'inspire du cinéma : "Thelma et Louise" ou l'univers de Tarantino (Boulevard de la mort, Kill Bill, Pulp Fiction) un peu édulcoré.



All Is Not Lost - OK Go
réalisé par OK Go et Pilobolus (2011)


Le groupe américain OK Go n'est pas très connu, et sa notoriété n'est pas due à sa musique. Le quatuor s'est fait connaitre grâce à ses clips qui ont buzzés sur le net. En ce sens, ils avaient entièrement leur place dans ma liste.
Si le clip ci-dessus vous a plu / interloqué / surpris, je vous propose 2 autres de leurs vidéos qui ont aussi été remarquées sur internet grâce à leur mise en scène : le clip des tapis roulants, celui des chiens.





Après les Scopitones dans les années 1960 et 1970, puis les clips des années 1980 à 2000, quels seront les prochains formats des vidéos musicales ?
Après les grosses machines dans les cafés, puis les télévisions, les prochaines vidéos seront certainement liées au web et aux smartphones... Un contact permanent avec le monde, et donc les artistes, devrait amener à des vidéos plus personnelles (qui apparaissent par exemple sous la forme de sessions acoustiques).
Jeunes cinéastes mélomanes : c'est le moment de créer un nouveau format !

Et vous, comment voyez-vous l'univers visuel des chansons dans 5-10 ans ?

samedi 27 août 2011

Scopitones...

Depuis que j'en parlais, voici enfin le post-it sur les Scopitones.
Enfin, plutôt une copie double grands carreaux qu'un petit post-it...

C'était au temps des yéyés, du magazine "Salut les Copains" et de l'émission "Age tendre et tête de bois". C'était les années 1960.
Pour les plus jeunes qui n'ont pas connu cette époque (d'ailleurs, moi non plus), voilà de quoi éclairer vos lanternes sur la saga des Scopitones en France.
NB : pour cet historique, j'ai pris beaucoup de notes sur le site scopitone.free.fr. Merci à eux de partager leurs connaissances.

Les Scopitones sont un genre de juke-box à images que l'on trouvait dans les cafés dans les années 1960. Petite révolution : les "clips" diffusés étaient en couleur, alors que la télévision familiale a progressivement eu accès à ces nouvelles teintes seulement à partir de 1967.
Un charme naïf se dégage de ces vidéos, aux titres improbables, aux effets kitchs et aux images rougies par le temps.
A l'époque, 1 franc permettait de choisir un titre, et d'en faire profiter par la même occasion toute l'assemblée.


Scopitone dans un café en 1963, diffusant Le Jazz et la Java, de Nougaro


Chaque appareil contenait 36 films au format 16mm, souvent en faible qualité (par comparaison avec la HD actuelle) car l'écran n'était pas bien grand... Pour l'époque, les scopitones mettaient quand même la barre très haute au niveau du son et de l'image.
Par manque de budget, la mise en scène était assez sommaire...
Du coup, cela ressemble souvent -avec la qualité d'images que l'on connait maintenant- à des films faits à la maison, en famille, avec 3 bouts de ficelle. Et quelquefois, les scopitones sont travaillés, originaux et restent gravés en mémoire. Notez d'ailleurs que de futurs grands réalisateurs sont passés par la case "scopitones" à leurs débuts : c'est le cas de Claude Lelouch qui a tourné "Belles, belles, belles" de Claude François en 1962.



Dans les années 1970, les choix industriels des fabricants de Scopitones et l'augmentation des émissions TV musicales mettront fin à ces appareils dans les cafés.

Une seconde vie attend les machines. Elles sont alors utilisées dans les bars de l'immigration maghrébine pour remettre du baume aux cœurs des travailleurs fatigués, avec un nouveau catalogue de chansons plus orientales (que vous avez pu redécouvrir récemment avec le projet "Origines Controlées" des frères Mouss et Hakim Amokrane, du groupe Zebda). Idir, Mohamed Mazouni, Noura et Kamel Hamadi, Oukil Amar ou Slimane Azem sont autant de chanteurs de l'exil.
Voici le titre "Zwits Rwits" d'Idir, en 1976.




Je ferme la parenthèse sur les scopitones du Maghreb et du Moyen-Orient car je n'ai pas assez de connaissances pour développer cette partie (mais je suis toujours en quête de nouvelles informations, si vous en connaissez un peu plus).


En ce qui concerne la chanson française, de nombreux scopitones ont été tournés : impossible de tous vous les montrer. Voici les vidéos à ne pas rater d'après moi (par ordre chronologique, parce que je n'arrive pas à les classer) :

"Itsi Bitsi Petit Bikini" de Richard Anthony, en 1960
Un des plus anciens, mais des plus réussis.



"Mon Truc en Plumes" de Zizi Jeanmaire, en 1961



"Le Jazz et la Java" de Claude Nougaro, en 1962
Aussi réussi visuellement que "Itsi Bitsi Petit Bikini", avec tout le talent de Nougaro pour les paroles et la musique.



"Les Playboys" de Jacques Dutronc, en 1966
Tout l'humour sérieux et charmeur de Dutronc dans cette vidéo...



"Le Telefon" de Nino Ferrer, en 1967



"2 minutes 35 de Bonheur" de Sylvie Vartan et Carlos, en 1967
Des effets spéciaux vraiment kitch !



Enfin, comment finir ce "Best Of Scopitones" sans la mythique "Harley Davidson" de Brigitte Bardot, en 1967




En vrac, d'autres scopitones plus ou moins célèbres :
1960 : Boby Lapointe - Aragon et Castille
1961 : Jacques Brel - Madeleine
1963 : Sheila - L'école est finie
1964 : France Gall - Laisse tomber les filles
1964 : Henri Salvador - Zorro est arrivé
1965 : Christophe - Les Marionnettes
1966 : Johnny Hallyday - Noir c'est Noir
1966 : Pierre Perret - Les Jolies Colonies de Vacances
1968 : Sandie Shaw - Le Temps des Fleurs
1968 : Serge Gainsbourg & Brigitte Bardot - Comic Strip
1969 : Michel Delpech - Wight is Wight

Staff Benda Bilili - Kuluna (live)

"Staff Benda Bilili ! Très très fort !"
Ce cri retentit à chacun de leurs concerts comme un leitmotiv. Et pour cause...

Le Staff, c'est avant tout un enthousiasme à toute épreuve. Malgré la polio qui a rendu la plupart de ses musiciens paraplégiques, malgré la pauvreté, et malgré tout les pépins qu'ils ont endurés à Kinshasa, vous ne verrez pas de personnes plus heureuses !
Staff Benda Bilili signifie "regarder au-delà des apparences" et la chose est aisée car dans la vie comme sur scène, le handicap est la dernière de leurs préoccupations ce qui fait qu'il en devient complètement invisible ! Je n'exagère pas ! Il leur reste la tête et les bras, et ça parait laaaargement suffisant pour vivre normalement et mettre le feu sur scène.
Vraiment.

Pour faire l'expérience du Staff Benda Bilili, je vous recommande 2 voies : les voir sur scène bien sûr, ou regarder le documentaire "Benda Bilili".
Il existe bien sûr des voies alternatives (dont Post-it sur la Platine !), mais toutes devraient vous mener à la même conclusion : pour quand est prévu le prochain concert du Staff ?

Avant d'écouter un de leurs titres, un petit mot sur le documentaire "Benda Bilili" de Renaud Barret et Florent de La Tullaye, qui est une véritable pépite !
Pour vous donner une idée de sa qualité, il fut le film d'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs au festival de Cannes en 2010, et a été nommé dans la catégorie Meilleur Film Documentaire aux Césars 2011.
Alors qu'ils tournent un documentaire sur la musique des rues de Kinshasa au Congo, les réalisateurs rencontrent le Staff Benda Bilili et décident de les suivre et de leur faire enregistrer un album. Nous suivons donc les musiciens dans leur vie quotidienne et artistique, au gré de nombreuses surprises (bonnes ou mauvaises), des répétitions aux séances d'enregistrement, et jusqu'à leurs premières scènes en Europe.
On y voit aussi la découverte du jeune Roger, joueur de satongé, qui impressionne le leader Ricky avec ses solos inédits issus d'un instrument qui ne l'est pas moins.

Roger et son satongé
Le satongé est fabriqué avec une boite de conserve, un morceau de bois, et une seule corde de guitare.
On peut dire que c'est rudimentaire, mais le son qui en sort est justement l'originalité du groupe.


Vous ressortirez du film le sourire aux lèvres, plein d'espoir et avec une pêche d'enfer. Imaginez que dans les salles de cinéma, les gens applaudissaient à la fin du film, discutaient tous ensemble de ce qu'ils venaient de voir et avaient un instant changé leur vision de la vie.
Comme le résume Renaud Barret, "au Congo, tout est dramatique, mais ce n'est absolument pas grave". Voilà la philosophie de ce film.


Revenons maintenant à la musique.
La première scène du Staff Benda Bilili en France (et il me semble en Europe) est celle du festival des Eurockéennes de Belfort en 2009. Ils y jouent leur avenir.
Voici un extrait du film à l'arrivée du Staff aux Eurock' (notez la détermination du groupe, mais aussi son humour).



Et maintenant, regardez le résultat de ce briefing.
Le Staff Benda Bilili met le feu sur scène avec leur chanson "Kuluna" ! Et l'improbable se réalise : ils dansent plus longtemps, plus forts et plus énergiquement que les valides !


Vous remarquerez à 2'47" le petit coup d'oeil de Ricky, le leader, qu'on pourrait interpréter par "OK, je vous ai dit de tout donner, mais faut arrêtez de se rouler par terre pour les solos et de descendre de son fauteuil pour danser là !".


Je ne sais pas si j'ai pu vous faire passer l'émotion que j'ai ressenti en voyant le film, puis en les voyant sur scène, ni si je vous aurai convaincu...
Mais si c'est le cas, et même si la qualité ne sera pas aussi bonne en vidéo qu'en vrai, vous pouvez regarder un concert entier du Staff ici lors de leur passage aux Nuits du Sud de Vence le 23 juillet 2011 (attention, la vidéo n'est disponible sur Arte Live Web que jusqu'au 22 janvier 2012).

jeudi 28 juillet 2011

Claude Nougaro - Tu verras

La chanson du jour, celle que j'ai gardée en tête des heures durant, fait son grand retour avec le titre "Tu Verras" du toulousain Claude Nougaro.

La vidéo que je soumets à vos yeux et vos oreilles est un extrait de l'émission "Numéro 1" des Carpentier, diffusée sur TF1 le 29 avril 1978.
Maritie

Contrairement à ce qu'en dit Bénabar dans sa chanson "Maritie et Gilbert Carpentier"(...quelques décors pour faire Broadway, un réverbère, un cabaret, un faux saloon c'est l'Amérique, et des trucages préhistoriques...), le décor est cette fois très sobre pour recevoir l'interprétation sans fard de Nougaro.


Au passage, je vous invite à aller fouiller dans les archives de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel), qui m'a permis de trouver cette vidéo : vous y trouverez à coup sûr des trésors !


Une dernière info avant de vous laisser vagabonder sur le net : "Tu Verras" est une reprise du titre brésilien "O Que Sera" de Chico Buarque (ici en duo avec Milton Nascimento en 1976), ce qui explique son rythme bossa-nova.

lundi 2 mai 2011

Post-Tweet #2

Encore quelques Post-Tweets sur le frigo !

- un album hommage à Alain Bashung vient de sortir : "Tels Alain Bashung", dont les chansons sont reprises et plus ou moins réarrangées par Gaëtan Roussel, Benjamin Biolay, Vanessa Paradis, BB Brunes, Miossec, etc...
A mon avis, pour les quelques notes que j'ai entendues, ce n'est pas une grande réussite... Certains s'en sortent très bien, mais pour d'autres, l'intérêt à être dans le coup prend le pas sur la beauté originale de la chanson (car même si j'ai mis très longtemps à aimer et comprendre cet artiste, les chansons de Bashung par Bashung sont magnifiques).

- de toujours très belles vidéos dans l'émission "One Shot Not" de Manu Katché. Une parenthèse dédiée aux artistes, aussi divers soient-ils.
Je vous propose un live de Yaël Naïm.
Et je vous invite à regarder cette belle émission si vous aimez le live : il y a toujours quelque chose de beau à voir (dimanche vers 23h30 ou samedi à 13h).



- Rod du HibOO nous fait partager un moment d'intimité et de détente avec le groupe Moriarty. Très appréciable de découvrir des artistes dans toute leur sincérité.

- Les Inrocks se réveillent et découvrent la scène marseillaise ! Nasser, Young Michelin, Kid Francescoli et Oh! Tiger Mountain (dont je vous avais déjà parlé ici). Mieux vaut tard que jamais... Ils n'ont pas l'habitude de jeter un oeil en province on dirait !

- Et ma découverte du jour : le groupe suisse "My Heart Belongs to Cecilia Winter" que j'ai enfin écouté, après en avoir beaucoup entendu parlé, grâce à l'excellent magazine gratuit Longueur d'Ondes.

samedi 30 avril 2011

Sia - Breathe Me

Cette chanson sera pour moi toujours liée au dernier épisode de la série "Six Feet Under", et c'est donc à travers les images du final que je veux vous faire partager "Breathe Me" de Sia.



Pour vous remettre dans le contexte de la série, la famille Fisher détient une entreprise de pompes funèbres. La série n'est absolument pas macabre même si la mort est évidemment omniprésente.
Et dans cette dernière scène, Claire, la plus jeune de la famille, part du cocon familial pour vivre sa vie.
Après avoir suivi tout au long des saisons la famille Fisher et ses proches, nous sommes alors happés par le futur et découvrons les moments qui marqueront leurs vies... et leurs morts.

Le finale le plus réussi et émouvant jamais réalisé ! J'en pleure encore 5 ou 6 ans après sa diffusion...



Pour revenir à la chanson (car c'est bien de musique dont je suis censée vous parler ici), elle apporte encore un peu plus d'émotion à cette séquence grâce à sa profondeur et une sorte de densité mélancolique.
Bref, c'est beau.

mardi 29 mars 2011

Erykah Badu - Mannish Boy

En ce moment, une pub me fait systématiquement retourner devant la télé quand je flâne en cuisine ou devant l'ordi le temps des "réclames" et que j'ai juste le son.

Du blues : un vrai, un dur.
Une voix (encore une fois) incroyable.
Et une mélodie qu'il me semble connaitre...


(si vous préférez la version cabine d'essayage fille, voici)

C'est donc une pub pour la marque de vêtements H&M.
Les images ne sont pas révolutionnaires. On voit comme d'habitudes des mannequins essayer des fringues. La seule originalité est qu'on est à la place de mannequin grâce à la caméra subjective (enfin bref, je vais pas vous apprendre le cinéma, c'est pas mon truc).

Tout le mérite de la pub, à mon sens, c'est d'avoir fait une reprise de "Mannish Boy". Le titre n'est pas forcément connu, mais la mélodie est dans la mémoire collective, c'est un classique du blues.
Le dieu Muddy Waters repris par la grande Erykah Badu !

Muddy Waters / Erykah Badu

Erykah Badu, mais si, vous connaissez ! Si ce n'est pour son excellente soul jazzy et urbaine, au moins pour la polémique déclenchée par le clip de "Window Seat" dans lequel elle se déshabille lentement mais complètement en pleine rue.

La reprise de "Mannish Boy" a été faite en exclusivité pour H&M : introuvable dans un des albums d'Erykah Badu.
Par contre, il semblerait qu'on puisse l'écouter sur le net en intégralité. Voici en tout cas ce que j'ai pu trouver :



Alors, c'est bon ça ?

mardi 8 mars 2011

Jil is Lucky - The Wanderer

Une musique douce, mais qui donne la pêche.
Vous devez déjà connaitre ce morceau, car il a été utilisé dans la pub pour Flower by Kenzo (avec la demoiselle sur les toits de Paris au milieu des coquelicots).



Voici Jil is Lucky avec "The Wanderer" :



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